Paris, une rencontre, des rencontres, trop de rencontres. Paris est fantasmé à travers le monde comme étant la ville des amoureux. Or, je n'ai jamais vu autant de misères sentimentales que dans cette ville.

Paris semble dépérir et on ne s'étonne plus de rien. Dans le métro, nos mines déconfites ne sont aucunement liées aux personnes faisant la manche, nos mines défaites sont le reflet de notre anesthésie générale.

Paris semble souffrir peu à peu d'un mal communément appelé nombrilisme. Le paradoxe fait que jamais l'être humain ne se sera jamais autant tourné vers les autres. Vers les autres, oui, cela revient souvent à se regarder soi même.

Aucune relation n'est à priori faite pour durer, la quête de l'amour semble peine perdue. Et comme l'on est jamais aussi seul(e) que lorsqu'on est trop entouré(e), le hasard fait que certaines personnalités qui se rencontrent vont par affinité ou par simple attirance physique entretenir un semblant de relation.

Hélas, Paris, du monde, trop de monde. Les relations sont aujourd'hui dominées par une télécommande zappeuse. On veut tout ou rien et l'herbe est toujours plus verte ailleurs. Comment s'arrêter dans cette folle course pour l'amour ? Le parisien fait souvent appel à son sens de la légèreté comme pour masquer son incapacité d'aimer.

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A Paris, ce n'est pas un mythe, on rencontre un homme ou une femme en allant chercher du pain, en cédant sa place dans le métro, sur un vélo à la salle de sport et en boîte de nuits. Les relations finissent par ne plus avoir aucun sens... Tant de facilités à trouver et pourtant tant de difficultés à garder... Le manque d'amour à Paris est lié à la multiplicité des amours sans lendemain.

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Sommes-nous des êtres passionnés envahis par des amours éphémères ou sommes-nous tout simplement devenus indifférents ?

Il ne reste plus qu'à devenir par contagion un être frivole qui profite de l'instant présent, de la vie et de ses joies et peut-être, si nous le voulons bien un jour, la planète Paris entrera dans une ère sentimentale plus sereine, moins turbulente, moins précaire...

Sarah.

 

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